Formation SSCT à Lille : les chiffres 2026 qui doivent alerter les élus du CSE
Dernière mise à jour : 31/08/2026Publié en février 2026, l'atlas régional de la santé au travail en Hauts-de-France livre un constat

Fin septembre, les élus des CSE bretons ont rendez-vous au salon CSE de Rennes, organisé les 29 et 30 septembre 2026 au Parc des expositions. L'événement réunit prestataires et conférences autour des activités sociales et culturelles, de la gestion du comité et des voyages. Il attire secrétaires, trésoriers et élus venus préparer leur programme de l'année.
Ce rendez-vous est utile, mais il ne couvre qu'une partie du mandat. Les attributions les plus exigeantes du CSE, celles qui engagent la santé des salariés et l'avenir de l'entreprise, relèvent d'autres compétences : la prévention des risques professionnels et la lecture des informations économiques. Pour les maîtriser, le Code du travail a prévu deux formations obligatoires. La rentrée est le bon moment pour vérifier que chaque élu en a bénéficié.
Les chiffres publiés à partir des données 2023 de l'Assurance Maladie sont éloquents. La Bretagne a enregistré 32 350 accidents du travail avec arrêt dans le régime général, avec une fréquence supérieure à la moyenne nationale. Près d'un accident sur trois concerne un salarié de moins de 30 ans.
Le secteur de la construction affiche 63,9 accidents avec arrêt pour 1 000 salariés, soit presque deux fois plus que l'ensemble des secteurs. Les élus des entreprises du bâtiment, mais aussi leurs sous-traitants et les entreprises de services qui interviennent sur les chantiers, sont directement concernés.
Du côté des maladies professionnelles, le constat est encore plus net : 89 % des maladies professionnelles indemnisées en Bretagne sont des troubles musculosquelettiques. Gestes répétitifs, ports de charges, cadences : ces risques se construisent lentement et se détectent tard, souvent trop tard.
Ces données ne sont pas propres à la Bretagne, mais elles y prennent un relief particulier. D'autres régions font le même constat, comme le montre notre analyse des chiffres d'accidents du travail qui alertent les CSE à Lille.
Face à ces risques, un élu non formé se trouve démuni. Il reçoit les chiffres d'accidents, assiste aux réunions, mais peine à transformer ses observations en propositions. La formation en santé, sécurité et conditions de travail est précisément conçue pour lui donner cette capacité.
Elle lui apprend à lire le document unique d'évaluation des risques et à vérifier qu'il reflète le travail réel. Elle l'entraîne à conduire une enquête après un accident, à préparer une inspection et à formuler des questions précises à l'employeur. Elle lui donne les repères juridiques pour exercer le droit d'alerte en cas de danger grave et imminent.
Sur les TMS, l'apport est particulièrement concret : observation d'un poste, écoute des salariés, repérage des signaux faibles, propositions d'aménagement. Tout le programme, de la durée aux objectifs, est présenté sur notre page consacrée à la formation SSCT du CSE. Pour le cadre juridique détaillé, notre synthèse de ce que dit le Code du travail sur la SSCT reprend les articles essentiels.
La chaleur, enfin, s'est invitée à l'ordre du jour de nombreux CSE ces derniers étés, y compris hors des régions méridionales. Notre article sur la prévention de la chaleur au travail par le CSE détaille les obligations issues du décret du 27 mai 2025.
L'automne est aussi la saison des grandes consultations. Orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale : les élus doivent rendre des avis argumentés à partir de la BDESE. Sans formation, ces documents restent opaques et l'avis se limite souvent à un constat de principe.
La formation économique, d'une durée maximale de cinq jours, est destinée aux titulaires lors de leur premier mandat, puis renouvelée après quatre ans de mandat. Elle est financée par le budget de fonctionnement du CSE, alors que la formation SSCT est à la charge de l'employeur. Cette répartition, souvent mal comprise, est expliquée dans notre guide pour savoir qui paie la formation des élus.
Le programme porte sur les documents que l'élu reçoit tout au long de l'année : comptes annuels, indicateurs de la BDESE, données sur l'emploi, la rémunération et l'égalité professionnelle. L'objectif n'est pas de faire de l'élu un expert-comptable, mais de lui permettre de repérer une évolution inquiétante, de poser la bonne question au bon moment et de savoir quand recourir à un expert. Cette capacité change la qualité du dialogue avec la direction : un avis qui s'appuie sur des chiffres précis pèse davantage qu'une opposition de principe. Les élus qui souhaitent combiner les deux formations, ou former en même temps des nouveaux venus et des élus plus expérimentés, trouveront l'ensemble de nos parcours sur la page consacrée à nos formations CSE économique, SSCT et nouveaux élus.
Pour les CSE bretons qui entrent dans un nouveau cycle électoral en 2026 ou 2027, les droits des élus réélus diffèrent de ceux des nouveaux venus. Nous les avons détaillés dans notre article sur la formation CSE du deuxième mandat.
Depuis la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, les organismes qui forment les élus du CSE n'ont plus besoin d'agrément préfectoral. Un numéro de déclaration d'activité suffit, pour la formation économique comme pour la formation SSCT.
Pour les élus rennais, la conséquence est simple : l'offre s'élargit, et le tri repose sur eux. Quelques questions permettent de faire la différence :
Ces critères sont développés dans notre article sur les conséquences de la fin de l'agrément préfectoral. Marecaux Formations y répond avec un formateur issu du terrain, dont le parcours est présenté sur la page de notre organisme de formation CSE.
Ces erreurs ont un point commun : elles repoussent à plus tard ce qui conditionne la qualité de tout le mandat. Un élu formé dès les premiers mois pose de meilleures questions, repère plus tôt les situations à risque et rend des avis mieux construits. À l'inverse, une formation suivie en fin de mandat profite surtout au mandat suivant.
Ces cinq étapes permettent de passer de l'intention à une formation réellement utile pour vos élus.
Marecaux Formations organise des sessions en présentiel à Rennes et partout en Bretagne. Pour cadrer votre projet, demandez un devis pour former vos élus à Rennes : un expert vous répond sous 24 heures.
Marecaux Formations intervient en présentiel partout en France, y compris à Rennes et en Ille-et-Vilaine. Le lieu, les dates et le programme sont définis avec le CSE lors de l'établissement du devis.
Non. Le salon aide les élus à préparer les activités sociales et culturelles et à rencontrer des prestataires. La formation SSCT et la formation économique sont des droits distincts, prévus par le Code du travail, avec une durée minimale et un programme propres.
Cinq jours minimum lors du premier mandat et trois jours lors d'un renouvellement. Les membres de la CSSCT des entreprises d'au moins 300 salariés conservent cinq jours au renouvellement.
Les règles sont nationales. L'employeur finance la formation SSCT, tandis que la formation économique est prise en charge par le budget de fonctionnement du CSE. Dans les deux cas, le temps de formation est rémunéré comme du temps de travail.
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